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3.94/5 (sur 182 notes)

Nationalité : Italie
Né(e) à : Crema, Italie , le 11/01/1987
Biographie :

Andrea Marcolongo est une journaliste et écrivaine italienne.

Andrea Marcolongo est helléniste, diplômée de l’Università degli Studi de Milan.

Elle a beaucoup voyagé et a vécu dans dix villes différentes, dont Paris, Dakar, Sarajevo et Livourne aujourd’hui.

Elle a travaillé comme plume auprès de personnalités politiques dont Matteo Renzi.

Twitter : https://twitter.com/AndreaMarcolong

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Silvio Berlusconi, homme d'affaires italien, entrepreneur des médias, politicien et ancien propriétaire du club de football Milan AC Silvio Berlusconi est mort ce lundi 12 juin à l'âge de 86 ans. Surnommé "Il Cavaliere", Silvio Berlusconi a été au coeur de nombreux scandales sexuels et de nombreux déboires judiciaires. Son empreinte est et sera durable tant il incarne les succès et les outrances de l'Italie paillettes. Pour en parler Guillaume Erner reçoit : Marc Lazar, professeur émérite à Science Po. Andréa Marcolongo, journaliste et écrivaine italienne. Enrico Letta, président de l'Institut Jacques Delors et ancien Président du Conseil des ministres italiens. #berlusconi #italie #politique ____________ Découvrez tous les invités des Matins de Guillaume Erner ici https://www.youtube.com/playlist?list=PLKpTasoeXDroMCMte_GTmH-UaRvUg6aXj ou sur le site https://www.franceculture.fr/emissions/linvite-des-matins Suivez France Culture sur : Facebook : https://fr-fr.facebook.com/franceculture Twitter : https://twitter.com/franceculture Instagram : https://www.instagram.com/franceculture TikTok : https://www.tiktok.com/@franceculture Twitch : https://www.twitch.tv/franceculture

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Citations et extraits (110) Voir plus Ajouter une citation
L'être humain court naturellement, c'est-à-dire en l'absence de tout enjeu sportif, pour deux raisons en miroir : parce qu'il est heureux ou parce qu'il est effrayé. Pour rejoindre l'autre ou pour le fuir. Tout le reste, toute forme d'acharnement compétitif, n'est qu'une tentative de satisfaire l'une ou l'autre de ces impulsions : bonheur ou peur. Ou les deux.
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En Grèce antique, l'hybris était une notion morale intense, que l'on peut traduire par « démesure », désignant une attitude arrogante face à la nature et aux bornes qu'elle impose, contraire à la tempérance et à la modération, entendue surtout au sens de la connaissance de soi et de ses propres limites.
«Regarde les maisons les plus hautes, et les arbres aussi sur eux descend la foudre, car le ciel rabaisse toujours ce qui dépasse la mesure», écrivait I'historien Hérodote. L'hybris était synonyme de lâcheté et de petitesse à la fois, d'incapacité à accepter la condition humaine, si limitée, si réduite par rapport à celle des dieux, parfaite et immortelle.
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Difficile de penser sans le temps, mais le temps n'existe pas ; ce qui existe c'est une fin pour chaque commencement, et un commencement pour chaque fin. Les paysans et les marins le savent : on moissonne pour semer et récolter de nouveau, on accoste au port pour lever l'ancre, traverser la mer et accoster de nouveau. Difficile de voir, pour nous qui regardons toujours notre montre, notre agenda, de calendrier, en décomposant l'organisation de notre vie dans le temps, que tout change et qu'en même temps tout reste : "je reste" et "je t'attends" ont la même racine dans les verbe grecs μένω et μίμνω.
Difficile pour nous, mais non pour le grec ancien, cette langue qui percevait non le temps mais le processus, et qui, grâce à l'aspect du verbe, exprimait la qualité des choses qui semblent toujours nous échapper - quand, la question que nous nous posons toujours, sans jamais percevoir comment.
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Il s’est fait tard, trop tard, pour nous, linguistiquement, il s'est écoulé trop de temps, et désormais nous ne percevons plus l'aspect des choses et nous ne savons plus l’exprimer grammaticalement dans notre langue. Nous devons donc nous efforcer de trouver une autre façon de dire ce sens particulier de satisfaction ou de réalisation, de manque ou de désir, qui nous protège du pouvoir destructeur ou conservateur du temps.
Telle cette petite fleur, le myosotis, encore appelée "ne m’oubliez pas".
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Νενικήκαμεν (Nenikèkamen). «Nous avons gagné !» Selon la légende, ce fut le seul mot que le messager Philippidès parvint à prononcer après avoir couru le premier marathon de l'histoire en 490 avant J.-C. Puis il s'effondra au sol, mort d'épuisement.

Avant de céder aux présages funestes entourant ces pre miers 41,8 kilomètres fatals parcourus au pas de course, rap pelons les grandes lignes de l'épisode. Qui ne s'est peut-être pas déroulé tout à fait ainsi.

Pour commencer, Philippidès s'appelait peut-être Phidippidès, du moins à en croire l'historien Hérodote, le premier à raconter l'exploit de ce légendaire hémérodrome : c'est sous ce nom - littéralement « qui court une journée entière», de ἡμέρα (hèmera), le «jour », et δρόμος (dromos), dérivé de δραμεῖν (dramein), « courir »- que l'on désignait dans la Grèce antique les messagers capables de couvrir à pied de longues distances afin de remettre les dépêches envoyées d'une cité à l'autre,
En tout cas, quel que fût son nom, Philippidès devait être prodigieusement entrainé pour parcourir en une seule journée, selon les Histoires d'Hérodote (VI, 105-106), pas moins de 225 kilomètres aller-retour de l'Attique, pour demander à la cité de Sparte d'intervenir en faveur d'Athènes dans la terrible guerre contre les Perses ; et ce n'est pas tout, durant ce long périple le messager aurait même eu le temps d'écouter les lamentations du dieu Pan, mortifié de ce que les Athéniens négligeaient son culte.
La version suivante, qui fera de Philippidès le premier marathonien de l'histoire, n'est rapportée pour la première fois que par Plutarque, auteur Ier iècle après J.-C., c'est à dire bien longtemps après les faits.
Dans La gloire des Athéniens, l'historien raconte comment, juste après la gigantesque bataille de Marathon marquant la défaite du roi perse Darius, un soldat encore en armes courut jusqu'à Athènes pour annoncer la victoire historique. Toutefois, le malheureux eut à peine le temps de dire « Nous avons gagné ! », le nενικήκαμεν (Nenikèkamen) précédemment cité et devenu presque proverbial, avant de s'écrouler d'épuisement.

(INCIPIT - VERSION FRANÇAISE)
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Voir mon premier livre traduit en français est pour moi un pur émerveillement. Parce que La langue géniale est le récit d'une langue, le grec ancien, qui n'a jamais cessé de séduire les hommes et les femmes de toutes les époques et de toute provenance, par sa grâce, son élégance, et surtout son étrangeté.

Traduire signifie, selon le latin, prendre le lecteur par la main, l'accompagner au-delà de sa façon de penser par le biais d'une langue inconnue afin de dévoiler la magie, lever le voile sur le sortilège des mots et les faire devenir une réalité surprenante, une passion.
C'est pourquoi voir mes propres mots nés dans une langue, l'italien, pour raconter une autre langue - ce grec que Virginia Woolf appelait en 1905 The magic Language -, accoster dans un nouveau port, celui de la langue française, tient pour moi de la véritable magie !
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« Le grec ancien se préoccupait peu, voire pas du tout, du temps. Les Grecs s’exprimaient en prenant en considération l’effet des actions sur le locuteur. Eux, qui étaient libres, se demandaient toujours comment. Nous, qui sommes prisonniers, nous nous demandons toujours quand. »
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Kairos, flux, moment présent.
Maîtriser le temps

Une minute, une petite chose, presque rien.
Pourtant, si je devais maintenant compter les minutes de ma vie que j'ai simplement laissées passer - sans les sentir s'écouler parce que j'étais occupé à faire (et surtout à penser) à autre chose qu'à leur existence et à leur fin -, alors elles représenteraient des années.

Kairós, flow, momento presente.
Dominare il tempo

Un minuto, poca cosa, quasi niente.
Eppure, se ora dovessi mettermi a contare i minuti che nella vita ho semplicemente lasciato andare – non sentendoli scorrere perché impegnata a fare (e soprattutto a pensare) qualcos’altro oltre al loro esistere e finire –, allora sarebbero anni.
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En bonne originaire du Chianti, je voudrais parler du vin dans la Grèce antique.
Appelé Nectar des dieux, Sang de Dionysos ou Ambroisie de l’Olympe, il avait, nous l’avons déjà dit, un degré d’alcool très élevé : cela était dû au soleil brulant de la Grèce associé à des vendanges très tardives, lorsque les feuilles des vignes étaient déjà tombées.
La consommation de cette boisson remonte à l’époque mycénienne, vers la fin du IIe millénaire avant J.-C., comme le prouve la découverte de cruches dans lesquelles les analyses chimiques ont confirmé la présence de vin.
[…] On dit aussi qu’il était d’usage de le boire coupé d’eau, non seulement, pour d’évidentes raisons d’ordre public, mais aussi pour une question d’identité : les Grecs étaient horrifiés par les barbares qui, eux, buvaient le vin tel quel, pur. Par exemple, au chant XI de l’Iliade, Nestor offre au médecin Machaon du « vin de Pramnée » (c’est-à-dire en provenance d’Icarie et considère ainsi comme le premier « vin AOC » de l’histoire) « mélangé à de la farine blanche et à du fromage râpé ». Un délice, en somme : les héros d’Homère dégustaient cette mixture quand le moment était délicat, lorsqu’ils étaient blessés ou après des combats exténuants. Elle portait même un nom, cette pâtée : on l’appelait cycéon (ϰυϰεών)
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mais je ne suis pas certaine que la plus grande menace contre l'Antiquité vienne un jour de la terre qui l'a produite ; je crains plutôt que l'incurie des hommes qui en ont hérité produise l'ultime tremblement de terre transformant les vestiges de la Grèce antique en décombres.

À force de détruire, nous serons nous-mêmes devenus des ruines.
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