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Critique de ninosairosse


♫ J'accuse
J'accuse les hommes de crimes sans pardon
Au nom d'un homme ou d'une religion
𝒥'𝒶𝒸𝒸𝓊𝓈𝑒 𝓁𝑒𝓈 𝒽𝑜𝓂𝓂𝑒𝓈 𝒹𝑒 𝓈𝑒 𝒸𝓇𝑜𝒾𝓇𝑒 𝓈𝒶𝓃𝓈 𝓁𝒾𝓂𝒾𝓉𝑒
𝒥'𝒶𝒸𝒸𝓊𝓈𝑒 𝓁𝑒𝓈 𝒽𝑜𝓂𝓂𝑒𝓈 𝒹'𝑒𝓉𝓇𝑒 𝒹𝑒𝓈 𝒽𝓎𝓅𝑜𝒸𝓇𝒾𝓉𝑒𝓈
Qui jouent les durs pour enfoncer du beurre
Et s'agenouillent aussitôt qu'ils ont peur
J'accuse les hommes de se croire des surhommes
Alors qu'ils sont bêtes à croquer la pomme
J'accuse les hommes je veux qu'on les condamne
Au maximum qu'on arrache leur âme
Et qu'on la jette aux rats et aux cochons
Pour voir comment eux ils s'en serviront
J'accuse les hommes en un mot comme en cent
J'accuse les hommes d'être bêtes et méchants
Bêtes à marcher au pas des régiments
De n'être pas des hommes tout simplement ♫
- Michel Sardou - 1976 - 𝓇𝑒𝓋𝓊𝑒 𝑒𝓉 𝒸𝑜𝓇𝓇𝒾𝑔é𝑒 𝑒𝓃 1991 -
---♪----♫---⚖---L'AURORE---⚖---♫----♪---
- page 61 - "L'antisémitisme est un fléau,
ce sera le sujet de ma prochaine chronique pour Le Figaro"
Pas de bol, il se fait virer
Esterhazy acquitté,
C'en est trop
Zonner chez l'redact Georges Clemenceau
C'est L'AURORE qui va publier son harangue
Rappel : Zola souffrait d'un cheveu sur la langue !
Extrait de la Une du 12 Janvier 1898 :
"[...] la vérité est en marche, et rien ne l'arrêtera.
C'est aujourd'hui seulement que l'affaire commence, puisque aujourd'hui seulement les positions sont nettes : d'une part, les coupables qui ne veulent pas que la lumière se fasse ; de l'autre, les justiciers qui donneront leur vie pour qu'elle soit faite. Quand on enferme la vérité sous terre, elle s'y amasse, elle y prend une force telle d'explosion, que, le jour où elle éclate, elle fait tout sauter avec elle. On verra bien si l'on ne vient pas de préparer, pour plus tard, le plus retentissant des désastres.
Mais cette lettre est longue, monsieur le Président, et il est temps de conclure.
J'accuse le lieutenant-colonel du Paty de Clam d'avoir été l'ouvrier diabolique de l'erreur judiciaire, en inconscient, je veux le croire, et d'avoir ensuite défendu son oeuvre néfaste, depuis trois ans, par machinations les plus saugrenues et les plus coupables.
J'accuse le général Mercier de s'être rendu complice, tout au moins par faiblesse d'esprit, d'une des plus grandes iniquités du siècle.
J'accuse le général Billot d'avoir eu entre les mains les preuves certaines de l'innocence de Dreyfus et de les avoir étouffées, de s'être rendu coupable de ce crime de lèse-humanité et de lèse-justice, dans un but politique et pour compromis.
J'accuse le général de Boisdeffre et le général Gonse de s'être rendus complices du même crime, l'un sans doute par passion cléricale, l'autre peut-être par cet esprit de corps qui fait des bureaux de la guerre l'arche sainte, inattaquable.
J'accuse le général de Pellieux et le commandant Ravary d'avoir fait une enquête scélérate, j'entends par là une enquête de la plus monstrueuse partialité, dont nous avons, dans le rapport du second, un impérissable monument de naïve audace.
J'accuse les trois experts en écritures, les sieurs Belhomme, Varinard et Couard, d'avoir fait des rapports mensongers et frauduleux, à moins qu'un examen médical ne les déclare atteints d'une maladie de la vue et du jugement.
J'accuse les bureaux de la guerre d'avoir mené dans la presse, particulièrement dans L'Éclair et dans l'Écho de Paris, une campagne abominable, pour égarer l'opinion et couvrir leur faute.
J'accuse enfin le premier conseil de guerre d'avoir violé le droit, en condamnant un accusé sur une pièce restée secrète, et j'accuse le second conseil de guerre d'avoir couvert cette inégalité, par ordre, en commettant à son tour le crime juridique d'acquitter sciemment un coupable.
En portant ces accusations, je n'ignore pas que je me mets sous le coup des articles 30 et 31 de la loi sur la presse du 29 juillet 1881, qui punit les délits de diffamation. Et c'est volontairement que je m'expose.
Quant aux gens que j'accuse, je ne les connais pas, je ne les ai jamais vus, je n'ai contre eux ni rancune ni haine. Ils ne sont pour moi que des entités, des esprits de malfaisance sociale. Et l'acte que j'accomplis ici n'est qu'un moyen révolutionnaire pour hâter l'explosion de la vérité et de la justice.
Je n'ai qu'une passion, celle de la lumière, au nom de l'humanité qui a tant souffert et qui a droit au bonheur. Ma protestation enflammée n'est que le cri de mon âme. Qu'on ose donc me traduire en cour d'assises et que l'enquête ait lieu au grand jour !
J'attends.
Veuillez agréer monsieur le Président, l'assurance de mon profond respect."
-Copié- collé -
(L'article ne figure pas dans cette Bd)
Du bel Hommage à l'auteur des Misérables
Qui permit d'en épargner Un de l'ile du Diable
Pour tous ceux qui sans oriflamme
Et daltoniens de l'âme
Ignorent les couleurs
délivrez-nous du pire et gardez le meilleur...
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